La processionnaire du PIN

La processionnaire du Pin Thaumetopea pityocampa Schiff

Cet insecte a choisit comme arbres hôtes les : Pins et Cèdres.

Les essences résineuses attaquées sont, par ordre de préférence décroissante : les pins (noir d'Autriche, laricio de Corse, laricio, Salzmann, insignis, sylvestre, d'Alep), et les cèdres. La processionnaire du pin peut se manifester de manière dommageable en France au Sud d'une ligne Quimper-Orléans-Annecy et donc la région GRENOBLOISE.

Cycles Biologique :

L'insecte n'a qu'une génération par an. Les oeufs groupés sont déposés vers le milieu de l'été sous forme de manchons qui entourent deux ou plusieurs aiguilles de pin : leur éclosion se produit 30 à 50 jours plus tard. Les chenilles, groupées en colonies, s'alimentent et poursuivent leur développement pendant l'automne et l'hiver.

Au cours de l'automne, elles tissent en commun un nid soyeux blanc.

A la fin de l'hiver ou au début du printemps, au terme de leur développement, elles quittent les nids en procession et descendent s'enfouir dans le sol à une profondeur de 5 à 20 cm.

Chaque chenille tisse alors un cocon dans lequel elle se transforme en chrysalide. Les papillons émergent au crépuscule pendant les mois de juillet et août : leur activité est nocturne et leur vie très brève.

Comment le reconnaître ?

La processionnaire du pin occasionne deux types de dégâts :

- Les défoliations automnales et surtout printanières des pins entraînent une perte de production ligneuse et plusieurs défoliations successives peuvent causer des mortalités dans les jeunes reboisements.

- Les urtications que provoquent les chenilles sont préjudiciables à la fréquentation des pineraies en région touristique.

Méthodes de lutte :

Baobab réalise uniquement la lutte mécanique, récolte des nids au sécateur ou à l'échenilloir. Cette méthode reste la plus efficace et la plus "propre". Nous contacter dès l'apparition des cocons.

La lutte microbiologique par pulvérisation d'une préparation à base de Bacillus Thuringiensis, doit être pratiquée quand les chenilles les plus grosses ont une taille de 8-10 mm, généralement et septembre.

L'existence de diapauses prolongées nécessite souvent la répétition de l'intervention deux années consécutives.

Evitons la lutte chimique (une préparation à bas de diflubenzuron peut être envisagée dans les jeunes plantations très infestées ou les zones urbanisées).


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